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Un Village classé :
Le Monal

En partant à pied de la station par un sentier forestier, vous pourrez atteindre sans difficulté le Site Classé du Monal - ce hameau est composé de chalets, montagnards, ayant conservé toute leur authenticité des XVIIIème et XIXème siècles - l'environnement naturel de pierre et de bois se retrouve entièrement dans le mode de construction, et l'eau est, elle aussi, richement présente dans les gouilles et ruisseaux, qui serpentent entre les maisons.
Pour mieux apprécier votre promenade, laissez vos voitures aux parkings et tenez vos chiens en laisse.
Ce lieu est un site protégé, et comme partout ailleurs convient de respecter l'environnement naturel et humain pour votre plaisir et celui des générations futures.

 



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En raison de son grand intérêt architectural, historique et paysager, le hameau du Monal est un site classé (par les Monuments Historiques). Il occupe une position privilégiée en balcon face au massif du Mont Pourri. Encadré par la forêt de mélèze au débouché du Vallon du Clou, le replat du Monal accueille trois groupes de chalets et trois étangs. L’organisation paysagère des composantes minérales, végétales et architecturales en fait un site de grande qualité.

La plupart des constructions du Monal datent de la fin du XVIIIème et du XIXème siècles. Elles se disposent en trois groupements autour de la chapelle Saint Clair, des chemins et des ruisseaux. On peut encore y voir des anciennes caves à lait, ce sont des constructions de pierre, à cheval sur le ruisseau, qui permettaient à l’époque de réfrigérer et donc de conserver le lait.

Au cours du XXème siècle, la dépopulation de la Haute Tarentaise a entraîné l’abandon progressif des chalets du Monal. L’ensemble appelait préservation et restauration.

Le classement du site s’est accompagné d’un cahier de prescriptions et de recommandations architecturales et paysagères afin que la restauration se fasse de manière cohérente et dans le respect des traditions locales. 

“LE MONAL” est  toujours un toponyme non élucidé à ce jour<>, malgré les écrits mnémoniques. Ce mystère s’accentue d’ailleurs, un peu plus par l’impression mystique, qui se dégage de ces lieux intemporels. (Visitez-le en automne !).

 “Monos”, “Monial”, peu importe, l’hypothétique nom de lieu, cèle son histoire derrière chaque vestige monacal. En effet, sous l’impulsion monastique (Bénédictins, Cisterciens, Templiers, moines blancs de Saint-Bernard, plusieurs centaines de croyances religieuses formaient alors, la Savoie du XIV siècle), on écartait  les terres pour accroître les alpages, et faire face aux démographies galopantes. Ce défrichement, avait déjà été entrepris en période préceltique, par les premiers habitants des Alpes : Les Ceutrons, puis laissé en suspens. Il faut imaginer, il y a presque 500 ans, ces contrées hostiles : accessibilité uniquement estivale par sentier muletier, peu évidente, (pas de réseau routier, animaux sauvages, brigands), dureté du climat, etc ... par conséquent, selon les époques ( poussées démographiques, famines, invasions, épidémie de peste, période de glaciation), l’homme, en proie au doute, édifiait, en cas de salut, une chapelle, un oratoire, un culte.

Architecture et habitat

 

Tous les matériaux servant à la construction étaient pris sur place : le mélèze  (bois dur et imputrescible) pour la menuiserie et la charpente, les pierres (quartzites, gneiss) pour les murs, la lauze (schiste) pour la couverture,  la chaux grasse de gypse pour le crépi (fours). Généralement, la façade principale était orientée plein Sud, (chaleur et clarté), et au Nord, ou en amont, on accédait aux granges.    

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 Le rez-de-chaussée était pour les animaux, à l’étage se trouvait une pièce habitable séparée avec la grange, où l’on stockait bois, foin, outils ; enfin, dessus, juste sous la toiture  (“Tavaillon”)  séchait le foin vert, peaux etc.. Comme beaucoup de chalets de remue, chaque famille dispose d’une “Bouida”, terme désignant une cave en patois. Petit igloo en pierre, traversée astucieusement par l’eau, assurant ainsi une réfrigération idéale quant à la conservation des produits laitiers (beaufort, tomme, sérac, persillé, lait, beurre, présure etc..) Ces petits canaux ( “Rivettes”), entre les lacs (“Gouilles”) provenant de la résurgence de  lacs glaciaires situés en amont dans le vallon du Clou, étaient, et sont encore aidés  par l’homme ( les propriétaires riverains) à l’automne, en piochant les bords  avec une “ Sappa” afin que l’eau ne stagne pas dans le site et donc dans les écuries des habitations; par ailleurs, ce geste séculaire permet d’éviter un probable comblement de cette catégorie  dite de « lacs de pelouse ».En été, l’eau peut atteindre les 12°c.
Hommes et troupeaux inalpaient aux environs de la St-Jean, jusqu’à la St-Michel. Ils vivaient également de cultures céréalières : froment, seigle, poussaient rapidement grâce à un climat chaud et sec l’été (trace d’orge à l’Echaillon fin XIX ). La pomme de terre apparue dans la moitié du XVIII siècle, selon la mappe Sarde, deviendra l’aliment de base. La fenaison était engrangée en partie  sous les toits et redescendu en charrette sur Ste-Foy, avec d’autres récoltes, en vue de l’hiver et ses longues veillées; on laissait le minimum, à cause du gel, et de l’eau  qui circule sous les maisons (système de drains), pouvant engendrer une putrescence des aliments. En période d’abondance, seules les graines céréalières”hibernaient”dans les coffres.
Du premier recensement de 1561 aux premiers registres paroissiaux apparus fin XVIII siècle, nous ne trouvons aucun acte de naissances, mariages, décès en période hivernale, ce qui tendrait à prouver qu’il n’y a jamais eu d’habitat permanent jadis il convient d’ajouter, que depuis l’annexion de la Savoie en 1860, des actes se sont volatilisés, et des archives ont été brûlées sur la commune de Sainte-Foy Tarentaise.

 
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